31 Nights

2003 – Dv & Beta – Color – 28 min.

Directed by Laurent van Lancker
Filmed & Edited by Laurent van Lancker

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Thirty-one encounters, thirty-one nights: a personal diary that maps the discovery of a different Palestine - intimate, self-reflexive and full of hidden poetry.


Invité par le projet ‘100 artistes en Palestine’ organisé par IETM, je me suis rendu en Palestine pendant un mois en Octobre 2002. Le but du voyage était de rencontrer des artistes et collègues palestiniens pour rompre leur isolement et à terme de créer des projets en commun. Pour moi, il s’agissait concrètement de rencontrer des cinéastes et artistes vidéo palestiniens, afin de visionner et de ramener des cassettes vidéo pour une programmation sur l’exil au Cinema Nova.

Suite à quelques soirées d’invitations ou de discussions en famille, je me suis appercu que la Palestine représentait, pour moi, des gens, des rencontres artistiques et émotionelles. A l’opposé des médias pour qui les palestiniens ne sont souvent que des nombres, des chiffres de blessés ou de tués; j’ avais envie de re-donner des histoires humaines à ce mot ‘Palestine’.

Pour ce film, j’ai récolté des traces écrites de trente et une nuits de rencontres nocturnes en Palestine et en Jordanie. Chaque nuit représentera une histoire, un portrait de la rencontre ou d’un évenement de ce soir-là. Ces biographies personnels où situations sont écrites de mon point de vue.
De plus, chaque soir j’ai filmé un plan fixe, abstrait ou réaliste, d’une durée de plus ou moins une minute. Ce plan fixe n’avait pas toujours de lien avec la personne rencontrée. Il s’agit d’une prise de vue nocturne que je trouvait belle ou représentatif de mon experience du moment.
Le résultat est un film vidéo, comportant trente et une nuits de rencontres (chacune numerotée et séparée par un titre chiffré), créant une sorte de carnet de voyage autobiographique et artistique. Un patchwork d’histoires personnels qui dans leur ensemble re-compose une narration plus humaine de la société palestinienne.

Dans ce projet, le dialogue entre forme et contenu est assez particulier. Beaucoup de portraits parlent de l’isolement, de l’ immobilité auxquels les palestiniens font face dans leur réalité quotidienne, tandis que la forme est à la fois abstraite et figée (le mouvement étant uniquement interne au cadre). Ainsi, la fixité imposée aux palestiniens sera transmise par le contenu, grâce à des témoignages du quotidien et par la forme visuelle.

Ce film s’inscrit dans ma démarche actuelle qui est d’expérimenter des nouvelles formes de carnet de voyage autobiographique. Mes deux derniers travaux allaient dans ce sens – Ethnique Viêtnam (documentaire - Fesival Filmer à tout prix 2002) et BBB (Bangladesh- Belgium- Benin) (installation vidéo - Parcours d’artsites 2002).






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